FASS 2026

Le Ballet-Hispanicos sera en représentation dans le grand chapiteau, les 24 et 25 juillet prochain – photo: Paula Lobo
Carole Trempe
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La curiosité est la plus belle façon d’habiter le monde

Carole Trempe – Il y a des rendez-vous qui finissent par faire partie du rythme d’une communauté. Le Festival des Arts de Saint-Sauveur est de ceux-là.

Chaque été, sans faire de bruit, il revient déposer au cœur des Laurentides un peu de ce que l’humanité sait créer de plus beau : des corps qui racontent, des musiciens qui respirent ensemble, des artistes qui osent nous tendre un miroir sans jamais nous imposer ce que nous devons y voir. Il nous offre une occasion de regarder autrement.

Le FASS nous rappelle qu’une œuvre n’existe jamais tout à fait seule. Elle prend vie dans le regard de celui qui la reçoit. Deux personnes assistent au même spectacle et repartent pourtant avec une histoire différente. L’une aura été émue, l’autre ébranlée. Une troisième continuera d’y penser plusieurs jours plus tard, sans toujours comprendre pourquoi.

C’est peut-être cela, la véritable richesse des arts vivants. Ils ne cherchent pas à convaincre. Ils proposent une rencontre. 

Le FASS n’est jamais une succession de représentations. C’est une communauté qui, pendant quelques jours, choisit de croire que la beauté, l’intelligence, l’émotion et l’imagination ont encore quelque chose d’essentiel à nous dire.

J’aurai le privilège d’assister à plusieurs des spectacles présentés dans le cadre de cette nouvelle édition du festival. Je tenterai d’en rendre compte avec la plus grande fidélité possible, non pas en distribuant des verdicts, mais en partageant une expérience. Observer, écouter, ressentir, puis chercher les mots justes. J’écris parce que les œuvres méritent que l’on prenne le temps de les regarder, de les écouter et, parfois, de les laisser nous transformer.

Le festival 2026 s’ouvre dans un contexte où la culture continue de devoir démontrer sa pertinence. Pourtant, il suffit d’entrer dans une salle quelques minutes avant que les lumières s’éteignent pour comprendre qu’elle n’a jamais cessé de l’être. Pendant un instant, des inconnus deviennent un public. Ils retiennent leur souffle ensemble, s’étonnent ensemble, applaudissent ensemble. Il y a là quelque chose de profondément humain, que rien ne remplace.

Le FASS nous donne le goût de demeurer curieux. La curiosité est la plus belle façon d’habiter le monde.

Bon Festival !

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