Qu’attendons-nous pour agir ?

Image suggérée par l’intelligence artificielle pour décrire une bibliothèque municipale en déclin.
Collaboration JDC
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Un regard plus sévère sur la situation

Louise Genest et Marie-Andrée Clermont – Tout en signalant certains problèmes intrinsèques de notre bibliothèque, nos articles des derniers mois visaient souvent à mettre en valeur toutes les belles et bonnes choses qu’on y trouve : l’accueil chaleureux, la compétence des responsables et des bénévoles, l’atmosphère agréable des lieux, notre attachement au bâtiment – faits incontestables, malgré les multiples déficiences.

Aujourd’hui, nous allons enlever nos lunettes roses et jeter un regard plus sévère sur la situation.

Tous les quatre ans depuis 2013, le Réseau BIBLIO des Laurentides convoque chaque Municipalité membre à une rencontre individuelle dans le cadre du programme BiblioQUALITÉ. Le programme décerne alors une certification de niveau 1 à 5 en se basant sur divers indicateurs de performance. L’expérience démontre qu’une bibliothèque ayant les ressources adéquates pour réaliser sa mission affiche d’excellents résultats. Et comme cette rencontre a lieu l’année suivant les élections municipales, nous venons de recevoir notre évaluation.

Rapport accablant : Malheureusement, des statistiques douloureuses, des chiffres affligeants, des normes que nous n’atteignons pas, font état de la baisse générale de qualité de notre bibliothèque, due, en grande partie, à l’exiguïté du lieu et à la capacité portante limitée des planchers.

Les Municipalités sont évaluées selon cinq indicateurs :

  1. Les dépenses d’acquisition pour des collections vivantes, diversifiées et en bon état;
  2. Des heures d’ouverture flexibles et étendues;
  3. Une superficie adéquate pour l’offre de services et correspondant à la taille de la population;
  4. Des ressources humaines formées, qualifiées et en quantité suffisante;
  5. Des places assises pour que la population puisse profiter des services et collections.

Au bas de l’échelle

On n’atteint même pas le niveau 3 sur 5 dans l’échelle du programme BiblioQUALITÉ. Or, seulement 12 % des membres affiliés du réseau BIBLIO des Laurentides se situent dans le niveau 3, en comparaison à 39 % dans le niveau 4 et 49 % dans le niveau 5. Il y a donc 88 % des bibliothèques du Réseau qui sont meilleures que nous, alors que dans les années antérieures nous étions dans le niveau 4. Le récent rapport d’évaluation BiblioQUALITÉ de notre bibliothèque reflète, entre autres, la perte de qualité en termes des dépenses d’acquisition pour les collections, la superficie inadéquate qui restreint grandement son rôle de troisième lieu, en limitant et même en rendant impossibles toutes les activités d’animation, de rencontres, d’échanges, et la mise en valeur des œuvres de nos artistes.

De plus, compte tenu de l’augmentation de notre population, la bibliothèque présente un déficit en ressources humaines qui affecte l’offre de service, dont les heures d’ouverture, et ce, malgré tout le dynamisme de l’équipe en place. 

Après toutes ces années à remettre en cause le Projet bibliothèque, il est temps d’arrêter de penser que notre bibliothèque, telle qu’elle est actuellement, répond aux besoins de la population, surtout si on tient compte de la forte croissance démographique des dernières années.

Combien de ressources humaines et financières ont été injectées en études, analyses, plans, rapport… au fil des années, lors des changements des conseils municipaux… sans donner de résultats ?

Il est maintenant plus que temps d’agir et de se prévaloir d’une bibliothèque répondant réellement à son rôle de troisième lieu, et ce, tant au bénéfice de nos enfants qu’à celui des adultes et des aînés de notre communauté.

« Imaginons l’avenir du noyau villageois » avec notre nouvelle bibliothèque y occupant un rôle central.

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