Le bonheur habite Prévost

Photo de la Ville de Prévost.
Michel Fortier
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Et Prévost a presque trouvé son adresse

Michel Fortier – Si vous vous êtes levé de mauvaise humeur ce matin à Prévost, sachez que vous êtes statistiquement prié de faire un petit effort. Selon le dernier Palmarès des villes du bonheur de la firme Léger, Prévost serait la deuxième ville du Québec où il fait le mieux vivre. Et pour trouver plus heureux, inutile d’aller très loin : il suffit de poursuivre jusqu’à Saint-Sauveur.

Voilà donc le bonheur québécois remarquablement concentré dans notre coin des Laurentides. Le 12e Palmarès des villes du bonheur accorde à Saint-Sauveur une note de 82 sur 100. Prévost suit immédiatement avec 81, devant Lavaltrie à 79,8. Un seul petit point sépare donc Prévost du bonheur suprême. On ignore encore où ce point s’est perdu sur la 117.

Peut-on mesurer le bonheur?

Le sondage Léger a été réalisé en ligne auprès de 63 710 Canadiens. Pour qu’une municipalité figure au palmarès, il fallait qu’au moins 50 de ses citoyens aient répondu. Le classement s’intéresse notamment au sentiment de sécurité, à l’accès à la nature, aux espaces verts et à la vie de quartier. Il ne s’agit donc pas d’une mesure scientifique du bonheur avec un « bonheurmètre », mais plutôt de la perception qu’ont les citoyens de leur milieu de vie. Et à ce petit jeu, les Prévostois semblent particulièrement satisfaits.

La Ville souligne d’ailleurs le chemin parcouru au cours des dernières années : nouveaux services, école secondaire, centre sportif, clinique médicale, Maison des aînés, transport collectif et mesures environnementales. Elle insiste aussi sur l’engagement des organismes et des citoyens, qui contribue largement au sentiment d’appartenance.

Prévost n’est évidemment pas devenue parfaite pour autant. Les nids-de-poule n’ont pas reçu copie du sondage et le compte de taxes n’est probablement pas devenu une source d’allégresse. Mais c’est peut-être justement ce que raconte ce classement : le bonheur municipal n’est pas l’absence de problèmes. C’est plutôt le sentiment que, malgré les irritants quotidiens, on habite au bon endroit. Et avec seulement un point séparant Prévost de Saint-Sauveur, la prochaine bataille du bonheur laurentien pourrait être serrée.

D’ici là, les Prévostois peuvent toujours se plaindre. Mais ils devront désormais le faire en sachant qu’ils habitent presque au paradis.

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