- Se délecter au musée - 16 octobre 2026
- Femme pays - 15 octobre 2026
- Transport adapté et collectif - 15 octobre 2026
L’ambiance est à la fête
Annie Champagne – Le Journal des citoyens célèbre ses 25 ans cette année ! Pour marquer le coup et fêter avec la communauté, un brunch anniversaire a été organisé le 20 septembre dernier. J’y étais à titre de bénévole, mais aussi en tant que nouvelle rédactrice adjointe, dans l’équipe du Journal depuis trois semaines à peine. Je vous invite à voir cette fête à travers mes yeux.
L’ambiance est à la fête. Tout le monde dans l’équipe est fébrile, mais prêt et conscient de son rôle dans l’organisation de l’événement. Les convives sont attendus pour 11 h, les tables sont finement placées, le service s’active déjà pour finir de les monter et fignoler la présentation de la salle.
Notre animateur Pierre semble courir déjà et surveille les derniers détails. Notre animatrice Carole demande un petit moment pour relire son texte d’ouverture et d’hommage. C’est elle qui accueille les musiciennes, qui berceront bientôt notre matinée d’accents mélodieux. Chloé veille au diaporama et à l’écran, sans parler de l’appareil photo avec lequel elle immortalisera la fête et ses nombreux convives. Sophie accueille les bénévoles et supervise l’ensemble des opérations avec ce que je devine être son rythme naturel (la troisième vitesse). Carole et Michel, le duo de fondateurs, sont déjà là eux aussi, énervés un peu, mais bienveillants comme toujours. Et encore insouciants de la vague d’amour qui déferlera.
On est prêt. Déjà, je sais que l’événement sera mémorable. Je m’accroche à mes lunettes, j’ai la mission d’accueillir et de guider les invités à leur table. Bientôt, et assez rapidement, la salle de réception de l’Hôtel Mont Gabriel grouille de monde. Il est passé 11 h, la plupart des vingt tables sont déjà bien remplies d’invités souriants, heureux d’être là. C’est un dimanche radieux.

La communauté
Les gens butinent d’une connaissance à l’autre, les rires fusent, les jasettes sont joyeuses, amicales. Des clubs, des collaborateurs, des collègues, des amis, des proches se retrouvent, se saluent, s’embrassent. La file pour les mimosas que le Journal offre à ses convives menace de s’étendre jusqu’au fond de la salle. C’est en attendant le pain doré et les œufs que la communauté prend forme, et se manifeste dans sa diversité, dans sa cacophonie et dans son authenticité. Autour de Carole et Michel, depuis 25 ans, la communauté se rallie. Le brunch en devient l’éclatante manifestation. Je suis impressionnée par tant de chaleur et d’amitiés.
Les hommages au micro se succèdent. Nos amis fondateurs racontent l’aube du Journal, les premières aventures, comment tout est devenu possible, à Prévost, en 2000. On salue les premiers alliés, les collaborateurs signifiants, anciens et présents – on en compte des centaines ! –, mais aussi les stagiaires et tous les journalistes temporaires. Les dignitaires sont invités à prononcer un petit mot, puis viennent ceux et celles qui témoignent dans un élan de spontanéité en quoi le Journal l’est a marqués. Quelle trace dans leur cœur ont laissée Carole et Michel. Les liens sont tangibles, j’ai le sentiment que je pourrais tirer des fils entre tous ces gens, qui sont ici les amis du Journal et en incarnent l’attachante communauté.
La mémoire
Le Journal des citoyens, c’est un peu la mémoire vive de Prévost, Sainte-Anne-des-Lacs et Piedmont. Avez-vous consulté ses archives ? Elles permettent de retracer la petite et grande histoire de nos municipalités depuis l’an 2000. Le Journal, c’est plus de 300 numéros, des centaines de collaborateurs et collaboratrices, des milliers d’articles, quelques dossiers très costauds et des enjeux portés à bout de bras pendant plus de vingt ans.

Au brunch, des affiches nous rappellent quelques faits saillants du JDC ; elles mettent des visages sur des noms et retracent quelques couvertures décisives. La mémoire vive, disais-je, dont la déco et les diaporamas nous donnent un aperçu, tout comme l’édition spéciale 25e anniversaire qu’il est possible de se procurer sur place.
Le Journal, c’est la voix de la communauté. C’est un véhicule qui permet de partager, de s’informer, de se rallier, de réfléchir. On n’y publie pas d’opinions à courte vue ; celles-ci doivent être étoffées, assises sur des faits vérifiés, et articulées avec intelligence. L’intégrité du rédacteur en chef ne fait aucun doute et c’est en empruntant le même sentier que je compte poursuivre son ouvrage.
La relève
Les cliquetis des ustensiles se sont calmés, les panses sont pleines, l’heure est au café et aux becs sucrés. Les discours sont presque terminés, mais il reste encore quelques mots à dire sur la suite du Journal. Cet anniversaire est spécial. Il ne marque pas seulement l’ancrage du JDC dans la communauté depuis 25 ans, il annonce aussi le départ à la retraite de ses fondateurs, l’infogratis Carole et le réacteur en chef Michel. Ces bâtisseurs discrets ont consacré une part importante de leur vie à l’œuvre collective qu’est le Journal. L’heure est venue d’aspirer à autre chose, comme du repos, à la vie, quoi, sans date de tombée ou d’événement à couvrir. Le Journal est donc en transition.
C’est dans ce contexte que j’arrive, improbable historienne de l’art, chargée de cours, mais linguiste aussi, réviseure et traductrice, prête à apprendre le Journal, sa communauté, et l’engagement auquel il invite. La relève du Journal, c’est moi, mais c’est surtout vous tous ; c’est aussi un conseil d’administration investi et efficace, des collaborateurs brillants et engagés, et tout un réseau bâti au fil du temps, qui incarne la communauté sans pareille que Michel Fortier et Carole Bouchard ont contribué à forger autour de leur Journal.
Longue vie
Lyne, l’une de ces fidèles collaboratrices, a pris la parole ce jour-là pour exprimer à quel point elle a senti qu’elle avait été accueillie au Journal comme dans une famille. C’est en plein ça.
Après à peine un mois dans l’équipe, à travailler chez Carole et Michel, j’ai le sentiment de les connaître depuis toujours. Quels fabuleux humains. Le brunch me donne l’occasion de ressentir tout l’amour que la communauté leur porte. Ça donne de l’élan, c’est inspirant. C’est leur voix à eux, mais aussi la vôtre, que le Journal porte depuis sa fondation. Et de vous, j’aurai besoin pour continuer si belle œuvre.
Longue vie au Journal des citoyens !
