- Bilan ABVLACS - 17 septembre 2026
- La vivipare chinoise - 16 juillet 2026
- L’avenir des eaux souterraines - 18 juin 2026
Un été très productif
Jacinthe Laliberté – À Sainte-Anne-des-Lacs, l’Agence des bassins versants (ABVLACS) est reconnue par l’ensemble de la communauté comme un organisme d’importance au niveau environnemental.
La présence d’un organisme environnemental : une valeur sûre — Dans un proche avenir, si ce n’est pas déjà le cas, la présence d’un organisme environnemental deviendra une priorité pour les Municipalités dans leur combat contre les changements climatiques. L’ABVLACS est l’un de ces organismes impliqués, depuis près de vingt ans, dans la communauté annelacoise.
Au service de la science — L’ABVLACS, depuis quelques années, s’est ouverte à la science environnementale. Elle compte, parmi les membres de son conseil d’administration, une spécialiste de l’environnement, Catherine Mulligan, qui est responsable d’une chaire de recherche à l’Université Concordia.
Catherine a créé un système de filtration d’eau visant à éliminer le phosphore, les algues et d’autres composantes pour améliorer la qualité de l’eau des lacs Caron et Johanne. Il s’agit d’un projet scientifique en cours depuis plusieurs années qui s’inscrit très bien dans la mission de l’Agence quant à la protection de la qualité de l’eau.
Un dossier d’importance : la vivipare chinoise — Pour l’ABVLACS, l’été a été très chaud. Son implication dans le dossier de la vivipare chinoise est importante, rappelons qu’il s’agit d’une espèce exotique envahissante, qui a fait son apparition depuis quelques années dans les lacs Marois et Guindon.
Le 22 août dernier, la première récolte de vivipares chinoises, à laquelle ont participé une trentaine de bénévoles au lac Marois, a été organisée conjointement par l’Organisme de Bassins versants de la Rivière-du-Nord (OBV Rivière-du-Nord), l’Agence et la Municipalité. Cette intervention a été réalisée grâce à l’obtention d’un permis SEG à des fins scientifiques, éducatives ou de gestion de la faune exigé et délivré par le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCSP). L’ABVLACS souhaite fortement qu’une même activité de cueillette soit aussi réalisée au lac Guindon (le lac de tête du bassin versant du lac Marois) et poursuivie, l’an prochain, au lac Marois.
Les EAEE : des coûts importants pour la collectivité — Le contrôle et le retrait des espèces aquatiques exotiques envahissantes (EAEE), dont le myriophylle à épis et la vivipare chinoise, exigent d’importantes ressources publiques. Ces interventions entraînent entre autres des coûts directs et indirects assumés par l’ensemble des citoyens.
L’une des actions de l’ABVLACS, pour contrer l’invasion de ces EAEE, s’est concrétisée par l’entremise d’une formation donnée, le 10 juillet, par un biologiste du Conseil régional de l’environnement (CRE des Laurentides), Shayan Lafrance, à une quarantaine de citoyens. Cette démarche s’inscrit en droite ligne avec les valeurs de l’ABVLACS, dont la présidente, Julie Marc-Aurèle, ne cesse de marteler : « C’est reconnu, la prévention est ce qu’il y a de plus efficace et de moins onéreux pour lutter contre les EAEE ».

Un été d’observation, de sensibilisation et d’action — Avec le concours des chefs de lacs, l’évolution de la santé des lacs du territoire annelacois est suivie, au fil des ans. Ceux-ci ont la tâche de prendre des mesures de la transparence de l’eau et de recueillir des échantillons d’eau envoyés dans des laboratoires gouvernementaux dans le cadre du programme Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSVL) du MELCCSP.
Quant aux sentinelles de lacs, ceux-ci observent plusieurs fois durant l’été les herbiers aquatiques et les rives afin de repérer rapidement la présence d’EAEE. Ils sont chargés de signaler tout doute d’intrusion au service de l’environnement de la municipalité.
Une conférence toujours attendue — La conférence de cette année, Mieux comprendre les eaux souterraines pour mieux les protéger donnée par Mme Ferlatte, coordonnatrice scientifique du Réseau québécois sur les eaux souterraines (RQES), a suscité de nombreuses questions et échanges enrichissants. Il y a été question des pratiques qui favorisent l’infiltration et la recharge des nappes phréatiques ainsi que des liens entre les eaux souterraines et les milieux hydriques et humides de surface.

Les membres du conseil d’administration de l’ABVLACS sont déjà à la recherche d’un sujet pour l’année 2027 qui, comme toujours, saura piquer la curiosité des citoyens.
Transmettre l’amour de la nature — Pour atteindre son objectif « Sensibiliser, éduquer », l’ABVLACS essaie de rejoindre la clientèle de l’avenir : les enfants. Philippe Carpentier, alias Mousqueton, un jeune de la région, est l’artisan de cette démarche.
Ses activités éducatives et ludiques portant sur la protection des lacs et sur l’environnement auprès des jeunes du Magicoparc et sa sensibilisation auprès des visiteurs du parc Irénée-Benoit, à l’importance de protéger les milieux naturels, ont eu l’effet escompté.
Au nom de l’ABVLACS, la présidente Julie Marc-Aurèle a eu le plaisir de remettre à Philippe un certificat de félicitations du programme Emploi d’été Canada pour souligner son engagement et sa contribution envers l’environnement.

Une belle expérience pour les jeunes et les moins jeunes — Pour transmettre son savoir, quoi de mieux qu’une prestation auprès des tout-petits ! Jeannie Kavanagh et Jacinthe Laliberté, bénévoles depuis de nombreuses années et très impliquées dans la protection de l’environnement, ont animé une activité de sensibilisation à l’environnement au camp de jour de la garderie La Fabrique. Une première !
Elles ont imaginé des jeux simples et rassembleurs pour sensibiliser une trentaine de jeunes de 4 et 5 ans à l’importance de prendre soin de la nature. Par ce jeu, les enfants ont découvert quels gestes poser pour mieux la protéger.
Le mot de la présidente — « Ce qu’il faut retenir, c’est qu’avec la force du dialogue et qu’en travaillant tous ensemble, la Municipalité, l’ABVLACS et la communauté, nous pouvons accomplir de grandes choses pour préserver les plans d’eau de nos bassins versants et notre environnement. »
