- 1001 pots - 16 juillet 2026
- FASS, lancement des festivités - 16 juillet 2026
- Le parcours de Tim Watchorn - 16 juillet 2026
Immortalisé dans un cahier souvenir
Jade Belleville – Au cours de la dernière année, plusieurs évènements ont eu lieu pour souligner le 100e anniversaire de la paroisse St-François-Xavier.
Celui-ci a été célébré en cinq temps, en commençant par la messe inaugurale qui lançait officiellement les célébrations, suivi par un concert de Duo Passeport qui présentait des chansons d’époques. Lorsque l’été s’est présenté, notre chère communauté a eu droit à un pique-nique animé par le conteur Michel Payer et les airs de Trio Brazil. Un rassemblement des descendants des pionniers de la paroisse a aussi été organisé pour honorer leurs legs si précieux. C’est finalement le 29 novembre 2025 que la paroisse a clôt ses célébrations avec un concert grande finale, où nombreux sont venus fêter pour une dernière fois l’héritage de nos fondateurs. Ces commémorations visaient à faire découvrir à la communauté prévostoise l’héritage patrimonial que nous ont laissé les bâtisseurs.
Pour souligner les célébrations du 100e anniversaire, nos fondateurs, les citoyens impliqués de près ou de loin dans l’organisation des évènements et tous ceux qui sont venus festoyer, le comité organisateur a créé un magnifique cahier souvenir.
On retrouve dans le cahier ce texte de Gleason Théberge
Sur ce qui était auparavant les territoires de Saint-Jérôme et Saint-Sauveur, après avoir essouché, défriché, bâti, préparé le jardin, ils reprenaient leur courage avec le tabac du repos et les tabliers où s’essuyer les mains une fois le souper au four ou les enfants couchés. Ils ont inventé les lieux où danser les jours de fête et donner naissance à des garçons et filles, dont le souffle et les bras ont donné suite à leurs victoires astucieuses et quotidiennes.
Ensemble, ils ont préparé le bois des maisons et celui de la chaleur pour l’hiver, ferré des chevaux pour le transport et leurs travaux, entretenus des fermes sur des terres souvent ingrates, géré des commerces, aménagé des pentes de ski, bâti des chalets pour des visiteurs arrivés par les trains.
Ils n’ont pas raconté par écrit leur histoire, ne sachant pas toujours lire, mais laissé des traces en contrats devant des arpenteurs et des notaires. Et le témoignage essentiel de leur présence s’est inscrit au rythme du clocher de l’église, dans le registre des baptêmes, des mariages et des funérailles.
Pour nous qui avons aujourd’hui outils et machines à essence ou électricité, rappelons-nous le travail aux champs sous la pluie ou le soleil, avec la pause de l’Angelus du midi, les grossesses nombreuses, les soins du bétail et des chevaux, l’entretient du jardin, les corvées de lavage et les repas quotidiens, jusqu’au dimanche des retrouvailles sur le perron de l’église, annonçant la journée du repos. Et avec les nuits d’hiver, c’étaient les clochettes et les fourrures des carioles vers la messe de minuit ou les plaisirs de la gigue et la danse avec la parenté du voisinage ou de la ville, parfois égayés par un peu de caribou, et les rires et défis des soirées de cartes.
Leurs enfants, dont certains sont présents aujourd’hui, j’en ai connu devenus adultes et porteurs de la même générosité. Particulièrement ceux des commerces qui ont soutenu gratuitement la renaissance de la gare ou continuent d’appuyer la parution de nos journaux locaux. Et je salue celles et ceux qui ont fourni plus récemment les informations nécessaires à la production des circuits patrimoniaux des trois anciens villages et du musée virtuel de la Ville. Et vous remarquez que je ne précise personne, parce que choisir de nommer certains, c’est toujours exclure les autres, qui le mériteraient autant.
Mais leurs ancêtres seront désormais rappelés par les maisons portant leur nom, l’appellation des rues du territoire et jusqu’aux mentions signant les vitraux de notre église.
