La BD à Prévost

Photo: Jade Belleville
Jade Belleville
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Une édition haute en couleur

Jade Belleville – Les 15 et 16 août, l’école du Champ-Fleuri de Prévost a changé de décor pour accueillir la 14e édition du Festival de la BD. Pendant deux jours, auteurs, illustrateurs et visiteurs ont partagé un même terrain de jeu : celui de l’imaginaire, du dessin et des histoires qui prennent vie sous le crayon.

Une quarantaine de bédéistes francophones étaient au rendez-vous pour échanger avec le public, signer des albums, et souvent, dessiner devant des visiteurs fascinés par leur savoir-faire. Autour d’eux, ateliers, animations et activités permettaient aux petits comme aux grands d’entrer à leur tour dans l’univers de la bande dessinée. Dès l’entrée, une artiste transformait les visages en tableaux colorés, certains visiteurs choisissant même de prendre les traits de leur personnage de BD préféré. 

Quand la BD prend une autre dimension

Un grand succès du festival a été la station de BD3D. Avec un casque de réalité virtuelle, il était possible de découvrir en 360 degrés, quatre univers tirés des bandes dessinées Les Dragouilles, Biodôme, L’Agent Jean et Aventurosaure. De plus deux mascottes déambulaient à travers les kiosques et les ateliers pour divertir les enfants et prendre des photos. 

À vos crayons !

Le Festival de la BD, ce n’est pas seulement le moment parfait pour rencontrer ses bédéistes préférés, mais aussi pour nous faire découvrir notre propre talent et acquérir de nouvelles techniques venant directement des experts. À travers de nombreux ateliers, les festivaliers ont pu en connaître davantage sur le processus créatif de certains illustrateurs et ont développé eux-mêmes des personnages. Leur imagination a pris forme sur un papier, donnant donc vie à leur propre protagoniste. D’autres ont pu décorer et personnaliser des masques de superhéros. Peinture, coloriage, découpage et assemblage leur permettaient de laisser aller leur inventivité pour créer un tout nouveau superhéros : eux-mêmes. 

Un atelier de manga permettait aux passionnés de découvrir la richesse et la signification des effets sonores illustrés qui donnent le rythme et les émotions aux histoires. Les participants ont aussi pu explorer l’art du mihiraki et apprendre à concevoir une composition digne des grandes séries japonaises. 

Des échanges et des dédicaces

Chaque bédéiste avait son petit kiosque où les adeptes pouvaient venir échanger avec eux. On pouvait sentir la passion dans leur voix chaque fois qu’ils expliquaient comment ils donnaient vie à leurs personnages. Certains dessinaient devant les yeux admiratifs des visiteurs. Pour plusieurs festivaliers, ce moment représentait bien plus qu’une simple signature, c’était l’occasion de discuter quelques minutes avec l’auteur ou l’illustrateur derrière leurs histoires préférées, de poser des questions et parfois même de repartir avec un dessin unique, créé sous leurs yeux. Les files d’attente témoignaient de l’enthousiasme du public envers ces créateurs, prêts à patienter avec le sourire pour repartir avec un souvenir bien spécial du festival.

Les crayons s’animent

De nombreuses discussions et animations sur la scène Desjardins nous ont permis d’en apprendre davantage sur le processus créatif de certains auteurs et de découvrir en direct tout le talent de ceux-ci. Lors des discussions, les auteurs nous expliquaient comment ils en sont venus à créer certains personnages, quelles sont leurs inspirations, pourquoi ils utilisent certaines couleurs plutôt que d’autres, les histoires qui se cachent derrière leurs créations, etc. C’était fascinant de comprendre comment leur esprit fonctionne lors de la production de leurs œuvres. On découvre que chaque artiste possède un style et une manière de faire très uniques et différents des autres. 

Les animations ont aussi su attirer de nombreux spectateurs. Avec une dextérité impressionnante, les illustrateurs, en quelques coups de crayon, réussissaient à donner vie à un personnage. On pouvait donc suivre chaque étape de leur processus créatif. Certains demandaient l’aide de la foule pour ajouter des détails à leurs dessins. Les combats de dessin ont beaucoup amusé les spectateurs, autant que les artistes. Imagination, rapidité et talent étaient mis à l’épreuve pour déterminer un gagnant des duels. 

Quatorze éditions et toujours de nouvelles cases à remplir

Le Festival de la BD existe depuis maintenant 13 ans. Inauguré en 2013, la volonté des organisateurs était de soutenir le développement culturel des créateurs francophones, un objectif qui semble bien atteint. Au cours des années, il a acquis une grande notoriété et a su se réinventer et innover d’édition en édition pour surprendre les visiteurs. Encore une fois cette année, il s’est surpassé. Impossible de quitter le site sans le sourire aux lèvres. On a déjà hâte de voir ce qu’il nous réserve l’année prochaine !

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